Portant Echo à l’exposition du Musée « Résistantes en Bretagne » La galerie Livandour propose de faire découvrir au grand public les œuvres de trois artistes iraniennes sur le thème de la résistance des femmes en Iran, à partir du 8 mars, journée de sensibilité et de mobilisation pour les droits de la femme.
Depuis le 16 septembre 2022 date où la jeune kurde iranienne Mahsa Amini fut assassinée à l’âge de 22 ans par la police pour un défaut du port du voile, un grand mouvement de révolte s’est levé dans tout le pays où les hommes ont rejoint le soulèvement des femmes : Les vidéos se multiplient sur internet, elles brûlent les voiles, coupent leurs cheveux, s’enchainent … Dans le mois suivant, des dizaines de milliers de personnes et mineurs sont arrêtés et emprisonnés : 5 000 perdent la vie dont 71 mineurs . Plus de 5 000 jeunes filles victimes de la répression sont empoisonnées au gaz dans les lieux d’éducation . Autour du slogan kurde « Femme, Vie, Liberté » le mouvement s’étend dans tout le Pays , même au sein des prisons , là où Narges Mohammidi est arrêtée depuis 1998. Ingénieur et militante des droits humains, elle enchaîne les peines de prison depuis maintenant 26 ans . En 2023 le prix Nobel de la Paix lui est décerné. De nombreux intellectuels et artistes iraniens qui comme elle, soutiennent cette révolte sont eux aussi incarcérés dans la prison d’EVIN . En hommage à tous ces artistes engagés dans la résistance et la lutte contre cette oppression, en soutien à cette révolution culturelle pour les valeurs humaines, nous invitons deux artistes en exil à exposer leurs œuvres sur ce thème d’actualité brûlant : Hourieh Stier de Lignières Orgères, et Guilda Guillaumin de Ploumagoar. Sera également présenté dans cette exposition : le film « Wrise » réalisé par l’artiste iranienne Parisima Kouklan, réfugiée en Australie, un récit de la résilience de huit femmes iraniennes .A la suite de déambulations dans des lieux qui leurs sont chers, des peintures, des écritures naissent. De retour, elles se saisissent qui d’une écriture, qui d’une peinture pour créer le texte ou l’œuvre picturale qui accompagnera la création de l’autre. La notion de duo est fondamentale, en opposition à la notion d’illustration, à l’image du duo musical, piano-violon par exemple, qui, jouant chacun leur partition, composent une œuvre à part entière. C’est pourquoi au sein de chaque œuvre, la peinture et l’écriture occupent le même espace. Les duos que vous voyez exposés ici ont été principalement inspirés des paysages de la Manche, d’Agon-Coutainville à Granville, à Noirmoutier en hiver, l’Auvergne et la campagne normande. Partant de qu’elle observe ou ressent, Sylvie Guillemé fait montre d’invention pour nous emmener dans son univers où surgissent ce que nous serions tentés d’appeler des « paysages ». Les pigments et la cire sont ses armes, ses alliés. Ils l’aident à tricoter des paysages soumis aux lois de l’imaginaire, autrement dit de l’imprévu. « L’écriture, depuis toujours, s’est imposée à moi. La nature est ma principale source d’inspiration. Un bois flotté, l’estran à marée basse, l’infini des espaces entre terre et mer. Que veulent-ils nous dire ces lieux, ces instants, ces objets ? Je creuse et sculpte ces univers avec le scalpel de mon stylo, les mots s’organisent comme une partition musicale qui ne doit pas laisser d’accroc. » Aline Robel »
Galerie ouverte le mercredi et dimanche 14h-18h.
Entrée libre et gratuite.
Contact : 02 96 47 17 66